La sclérose en plaques, une maladie auto-immune complexe et débilitante, continue de défier la communauté médicale. Pourtant, des découvertes récentes mettent en lumière un allié inattendu dans la lutte contre cette affection : le poisson.
Ce trésor marin, déjà reconnu pour ses bienfaits sur la santé cardiovasculaire et cérébrale, pourrait jouer un rôle crucial dans le ralentissement de la progression de la sclérose en plaques. Les chercheurs explorent activement les mécanismes par lesquels certains composants du poisson pourraient offrir une protection neuroprotectrice. Découvrez comment intégrer ce super-aliment à votre régime alimentaire pourrait transformer l’approche de cette maladie invalidante.
La Sclérose en plaques et l’espoir d’une alimentation enrichie en poisson
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune qui attaque le système nerveux central, provoquant des poussées et un handicap progressif. Affectant principalement les jeunes adultes, elle touche plus de 120 000 personnes en France, dont 70 % sont des femmes. Bien que les traitements actuels retardent la progression du handicap, ils ne permettent pas de guérir la maladie.
Une étude suédoise menée par le Karolinska Institutet suggère qu’une consommation régulière de poisson pourrait ralentir cette progression. Les chercheurs ont suivi 2 719 patients récemment diagnostiqués et ont découvert que ceux consommant fréquemment du poisson présentaient un risque réduit de voir leur handicap s’aggraver, grâce aux propriétés anti-inflammatoires et neuroprotectrices des nutriments présents dans le poisson.
Méthodologie et résultats principaux
L’étude du Karolinska Institutet a suivi 2 719 patients récemment diagnostiqués avec la sclérose en plaques entre 2005 et 2015, dont l’âge moyen était de 38 ans. Les chercheurs ont analysé leur consommation de poisson et l’évolution de leur handicap sur cette période.
Les résultats sont prometteurs : une consommation régulière de poisson, qu’il soit maigre ou gras, est associée à une réduction significative du risque d’aggravation du handicap. En effet, les participants consommant du poisson deux à six fois par semaine au moment du diagnostic avaient un risque réduit de 44 % de progression du handicap, soulignant le potentiel des nutriments marins dans la gestion de la SEP.
L’Impact des nutriments et des changements alimentaires
L’étude a également exploré les effets des modifications alimentaires chez les participants. Parmi les 1 719 personnes ayant répondu à un questionnaire de suivi en 2021, 288 ont augmenté leur consommation de poisson. Notamment, ceux qui ont adopté une alimentation riche en poisson dans les cinq ans suivant leur diagnostic ont vu leur risque d’aggravation du handicap diminuer de 20 %.
Les chercheurs attribuent ces bienfaits aux oméga-3 et à la taurine, un acide aminé abondant dans le poisson, reconnu pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Ces résultats soulignent l’importance potentielle d’une alimentation adaptée comme complément aux traitements existants pour la gestion de la sclérose en plaques.