La quétiapine, un médicament essentiel pour de nombreuses personnes souffrant de troubles mentaux, fait face à une pénurie préoccupante en 2025. Cette situation alarmante soulève des questions cruciales sur l’accès aux traitements indispensables pour maintenir la stabilité mentale et émotionnelle des patients.
Alors que les professionnels de santé s’efforcent de trouver des alternatives viables, les patients et leurs familles se retrouvent dans l’incertitude. Quelles solutions peuvent être envisagées pour pallier ce manque critique ? Cet article explore les enjeux liés à cette pénurie et propose des pistes pour assurer la continuité des soins en santé mentale.
Pénurie de Quétiapine : Un enjeu national
La France fait face à une pénurie critique de quétiapine, un antipsychotique essentiel pour traiter des pathologies telles que la schizophrénie et les troubles bipolaires. Cette crise touche tous les dosages et formes, tant pour le médicament original que ses génériques, sur l’ensemble du territoire.
L’Unafam a sonné l’alarme début février 2025, soulignant l’urgence de la situation. Le problème provient d’une défaillance de production chez Pharmathen International, un fabricant grec. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a mis en place des mesures restrictives pour gérer cette pénurie, mais l’inquiétude grandit parmi les patients et leurs familles, confrontés à des risques accrus de rechute et d’hospitalisation.
Impact sur les patients et réponses de l’ANSM
La pénurie de quétiapine a des répercussions alarmantes sur les patients atteints de schizophrénie et de troubles bipolaires, exacerbant leur vulnérabilité. L’Unafam rapporte une montée d’anxiété et de désespoir parmi ces individus, certains envisageant même le suicide. Pour atténuer cette crise, l’ANSM a instauré un contingentement quantitatif et suspendu les exportations par les grossistes.
Des alternatives thérapeutiques sont recommandées aux médecins, sauf en cas d’épisodes dépressifs sévères liés au trouble bipolaire. Les pharmaciens sont encouragés à délivrer des préparations magistrales lorsque nécessaire. En parallèle, la France sollicite le mécanisme européen de solidarité pour pallier ce déficit critique, espérant ainsi stabiliser la situation sanitaire nationale.
Appel à une réponse collective et prévention future
L’ANSM a lancé un appel à la solidarité européenne pour atténuer les effets de la pénurie de quétiapine, soulignant l’importance d’une réponse collective. Un changement soudain de traitement peut entraîner des risques significatifs pour les patients, notamment une augmentation des rechutes et des hospitalisations psychiatriques. En France, les pénuries médicamenteuses sont en hausse, touchant 37 % des Français en 2023.
L’Unafam recommande une meilleure anticipation de ces crises par une gestion proactive des stocks et une amélioration des capacités de production. Une coordination renforcée entre les autorités sanitaires et les acteurs du secteur est essentielle pour prévenir de futures ruptures d’approvisionnement et garantir la sécurité des patients.